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Concerts, Créations et Répertoire, Pédagogie, Audiovisuel, Programmes thématiques en relation avec d’autres arts (Littérature, Poésie, Vidéo, Danse)… : Être interprète, c’est être dans le plaisir de la rencontre.

Rencontre avec le public, dans l’instant unique du concert ou par la réalisation d’enregistrements.

Rencontre avec d’autres artistes, musiciens ou venant d’autres disciplines artistiques.

Rencontre avec les compositeurs, pour révéler et diffuser leurs créations.

Rencontre avec les jeunes musiciens, pour leur transmettre l’héritage musical.

Rencontre, enfin, entre les répertoires classiques et contemporains.

Mon activité de musicien est celle d’un passeur.

 

Vous trouverez ici les étapes de ce cheminement, lors desquelles nous pourrons nous rencontrer.

Actualités

22 novembre, Detmold, Hochschule für Musik

 

19 H 30

 

Récital de concours de Katrin de Backer, étudiante de Christophe Desjardins à la Hochschule de Detmold

 

Bach Suite n°4

Harvey, Ricercare una meoldia

Hindemith Sonate op 11 n° 4

Bartok Concerto

Samedi 26 Novembre, Orsay

Portrait Luciano Berio

 

PROGRAMME
18h Conférence-‐musicale de Christophe Desjardins
Pour une première approche et un accès à quelques clés de compréhension de l’univers artistique de BERIO. Moment suivi d’un temps de convivialité et de rencontre dans le hall de la salle Jacques Tati autour d’une exposition et de projections sur Luciano BERIO.
20h30 Spectacle musique, danse et vidéo

- FOLK SONGS (1964 – 23’) pour mezzo-‐soprano solo, flûte,
clarinette, percussions, harpe, alto et violoncelle.
- SEQUENZA VI ( 1967 – 12’) pour alto dans une version avec vidéo.
- NATURALE sue melodie Siciliane, (1985 – 20’) mêle l’alto à des chants traditionnels siciliens enregistrés, des percussions, une création chorégraphique originale de et par Florence Lebailly et une projection vidéo.

 

Mercredi 7 décembre, Paris

Salle Cortot

Affinités électives

Concert des artites de l'agence Galatea

Paul Hindemith Sonate op 25 n°1

Franz Schubert, Lieder (transcription pour alto et piano)

 

Avec Wihlem Latchoumia

 

Galatea

 

Jeudi 8 décembre, 17 h Lyon

CNSM Salle d'ensemble

Entrée libre

Audtion de la classe d'alto de Christophe Desjardins

 

Programme en préparation

Mardi 13 décembre, Lyon

CNSM, Salle Varèse

 

Venise recherchée, Venise retrouvée

 

Gianfranceso Malipiero, Ricercari, Ritrovari, pour 11 instruments

 

4 altos, violoncelle, contrebasse et quinette à vents


"Cantami un poco, e ricantami tu
Su la viò,
Su la viola la cuccurucù,
La cuccurucù,
Su la viola la cuccurucù."

 

Entrée libre

 

CNSM Lyon

Vendredi 16 décembre, Rome

 

Salla Casella, 21 h

Festival Nuova Consonanza

Partitas

 

JS Bach Partita n°2

Manoury, Partita 1

Lundi 19 décembre, Londres

 

King's place

Festival Out Hear

Partitas

 

JS Bach Partita n°2

Manoury, Partita 1

A lire sur Resmusica

Le label AEON fête ses 10 ans !

 

Aeon

«Je tiens «Partita I» pour une toute grande pièce»

 

Lire l'interview par Julian Sykes parue dans

 

«Le secret de l'alto m'attirait»

 

Paru le 27.08.11 dans L'Express/L'Impartial


Un altiste en chair et en os, dont le geste est capté par un dispositif de pointe. Des univers développés par un instrument séculaire, et amplifiés, multipliés par l'électronique. Un jeu intrigant de sonorités réactives à l'archet tenu par Christophe Desjardins, pareilles, parfois «à des toupies», a imagé le compositeur Philippe Manoury. C'est à une surprenante immersion dans un bain de cordes que les spectateurs des Jardins musicaux se sont livrés, jeudi soir à Cernier.


Christophe Desjardins, après la création contemporaine présentée jeudi à la Grange aux concerts, vous abordez aujourd'hui le répertoire baroque. Deux programmes pour le moins contrastés...

Il me paraît très important de ne pas séparer la création et la musique contemporaine du répertoire. Il y a une continuité, pour l'interprète d'abord, qui puise ses racines dans le répertoire; pour le public ensuite, à qui j'ai à cœur de montrer ces liens. Dans ces deux concerts en particulier, j'interprète une «Partita». Celle de Philippe Manoury est une pièce monumentale pour alto et électronique, dont chacune des sept parties explore un mode de jeu: le trille, le trémolo, les sons harmoniques, les doubles cordes... Pour moi, il s'agit d'une pièce charnière, de par l'utilisation de l'électronique et de par sa capacité à développer au plus loin le langage de chaque section. C'est une avancée dans l'écriture de l'instrument.

Et quelles sont les particularités de la «Partita» de Bach, jouée aujourd'hui à la chapelle d'Enges?

Il s'agit de la 2e Partita pour violon, une page très célèbre de l'histoire de la musique. Je l'ai transcrite pour alto, et ce geste de transcription, je pense, correspond bien à l'instrument, car la pièce elle-même possède déjà un côté assez sombre, un peu dramatique. Ici, chacun des mouvements développe l'idée d'une danse: l'allemande, la courante, la sarabande... jusqu'à la très fameuse chaconne, l'un des sommets de la littérature pour instruments à cordes. Bach a poussé à son maximum toute la virtuosité connue à son époque.

Avant le 20e siècle, le répertoire pour alto n'existe pratiquement pas. Une raison à cela?

Au départ, c'étaient toujours des violonistes qui jouaient de l'alto, de manière occasionnelle. L'instrument avait la réputation d'être moins virtuose que le violon, moins sonore et moins brillant que le violoncelle. Dans l'écriture à cinq voix, les parties d'alto étaient vraiment de complément. Petit à petit, c'est par le biais de la musique de chambre et de l'orchestre qu'il a commencé à intéresser les compositeurs. Berlioz, par exemple, est l'un des premiers à mettre en relief la singularité du timbre de l'alto. Et c'est effectivement à partir du 20e siècle que l'on commence à entendre des altistes virtuoses: Paul Hindemith en Allemagne, William Primrose aux Etats-Unis, Maurice Vieux en France, Lionel Tertis en Angleterre. C'est aussi le début d'un répertoire soliste, avec Hindemith, Bartok, Walton... Aujourd'hui, tous les compositeurs que je rencontre ont, je crois, une petite faiblesse pour l'alto. Il est aimé dans le répertoire contemporain, pour son timbre à la fois très unifié, donc très identifiable, et multiple.

Manoury vous a dédié sa «Partita», vous avez créé de nombreuses autres pages contemporaines, de Boulez, Berio, Nunes, Rihm... Une exploration que vous menez surtout en soliste?

Jusqu'ici, j'étais membre de l'Ensemble intercontemporain. Cet ensemble de 31 musiciens réunis par Pierre Boulez, à la pointe de la création contemporaine, a connu une aventure tout à fait unique. Parallèlement à ces activités, j'ai développé de nombreux projets en soliste. C'est pour m'y consacrer plus entièrement qu'aujourd'hui je quitte l'ensemble.

Les enfants s'intéressent sans doute plus couramment au piano ou au violon qu'à l'alto. Comment avez-vous rencontré cet instrument?

J'ai commencé, effectivement, par le piano. Je ne suis pas issu d'une famille de musiciens mais, par bonheur, mes parents nous ont proposé de faire de la musique. Nous étions six enfants, trois sont devenus professionnels, deux autres amateurs! Assez vite, j'ai voulu avoir mon instrument à moi (sourire). Je ne savais pas vraiment ce qu'était un alto, mais je connaissais sa place, son côté un peu caché, intermédiaire. Il y avait là un secret à découvrir qui m'attirait. Il faut préciser aussi que j'avais 10 ans, un âge auquel on ne peut pas jouer un alto de taille normale. Avant d'avoir un instrument digne de ce nom, on vit donc toute une période d'attente, le temps de se dire: «Si je persévère, il me sera donné de toucher ce timbre si particulier de l'alto»; un timbre qui vient essentiellement de sa corde grave, la corde d'ut, celle que les violons n'ont pas (rire).

Chapelle d'Enges: Gabrielli, cinq Ricercare; Bach, Partita no2 en ré mineur; aujourd'hui à 12h. Balade à 10h30.

PROPOS RECUEILLIS PAR DOMINIQUE BOSSHARD

 

Mercredi 28 septembre de 12 h à 13 H

 

L'enfance de l'art

 

Emission en direct sur
Fréquence Protestante 100.7
Interview-Portrait par Willy Persello

 

Deux rendez-vous sur France Musique

 

 

Lundi 3 octobre 21 H 30

 

en direct

 

Les lundis de la contemporaine

 

Sur le vif par Jean-Pierre Derrien

 

Jeudi 6 octobre de 12 h 30 à 13 h 30

 

en direct

 

Le Magazine, par Lionel Esparza

 

Dernière tournée avec L'Ensemble Intercontemporain !

 

Pierre Boulez, Pli selon pli

Direction Pierre Boulez

 

21 septembre Milan

22 septembre Turin

24 septembre Amsterdam

27 septembre Paris, Salle Pleyel

30 septembre Munich

2 Octobre Londres

 

Dimanche 25 Septembre

 

Strasbourg, Festival Musica

 

 

11H Salle de la Bourse Partitas

 

JS Bach Partita 2

Manoury Partita I

 

Technique Grame, Christophe Lebreton

Projection sonore, Philippe Manoury

Festival Musica

 

16 h 15 et 17 h 45 Récitals Portes ouvertes

 

Murail

Gabrielli

Marcland

Hindemith

Carter

 

Festival Musica

 

 

Dimanche 9 octobre, 16 h

 

Paris Salle Pleyel

 

Pollini Perspectives

 

Giacomo Manzoni, Il rumore del tempo, création mondiale

 

pour piano, voix, alto, clarinette et percussion

 

avec

 

Maurizio Pollini, Piano

Anna Prohaska, Soprano

Alain Damiens, clarinette

Daniel Ciampolini, percussion

 

Salle Pleyel

 

Samedi 26 Novembre

 

Orsay Salle Jacques Tati

(à 30 mn de Paris par le RER B !)

 

Journées de musique contemporaine

 

Luciano Berio

 

Exposition, Conférence-rencontre, Concert

 

Programme du concert :

 

Naturale, su melodie siciliane, avec une création chorégraphique de Florence Lebailly

Sequenza VI

Folk songs

 

avec les projections vidéo d'Olivier Long et Joachim Luxo

 

Détails communiqués ultérieurement

 

 

 

Mardi 13 Décembre 20 H 30

 

Lyon CNSMDL

Salle Varèse, Quai Chauveau

 

Entrée libre

 

Venise recherchée, Venise retrouvée...

 

Concert avec les étudiants du CNSMDL

Christophe Desjardins, préparation musicale

 

Gianfranceso Malipiero Ricercari, Ritrovari pour 11 instruments

 

"Cantami un poco, e ricantami tu

Su la viò,
Su la viola la cuccurucù,
La cuccurucù,
Su la viola la cuccurucù."

 

Au même programme :


Classe de direction de chœurs
Nicole Corti, préparation musicale
avec la participation de la Maîtrise de l’Opéra


C. Monteverdi : La Sestina
B. Britten : Mort à Venise (extraits soliste)
Ceremony of Carols

Vendredi 16 Décembre 21 H

 

Rome, Sala Casella, via Flaminia 118

 

Festival Nuova consonanza

 

Portrait Philippe Manoury

 

Concert :

 

JS Bach Partita 2

Manoury Partita I, pour alto et électronique en temps réel

 

Technique Grame, Christophe Lebreton

Projection sonore, Philippe Manoury

 

Nuova Consonanza

 

Lundi 19 décembre 20 H

 

Londres, King's place

 

Out Hear, Break your sound barriers

 

JS Bach Partita 2

Manoury Partita I, pour alto et électronique en temps réel

 

Technique Grame, Christophe Lebreton

 

King's Place

 

 

Sortie du CD monographique Robert Pascal

Label Ameson

 

avec Déchirure d'un temps plissé, pour 5 altos et électronique en temps réel

 

Le double CD Alto/Multiples

 

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a reçu le :

 

A lire, en espagnol.
Traduction française prochainement.

 

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Mundo Clasico

24-05-2010

La viola múltiple

Paco Yáñez

En la extensa entrevista que el pasado mes de febrero publicamos en Mundoclasico.com con Christophe Desjardins (Caen, 1962), miembro del Ensemble Intercontemporain parisino y uno de los violas más destacados de nuestro tiempo, el músico francés afirmaba que la viola se había vuelto “múltiple”, debido a la gran cantidad de técnicas, lenguajes e innovaciones que han hecho avanzar sus posibilidades expresivas a lo largo del siglo XX, tomando como referencia un instrumento cuya construcción ha permanecido, básicamente, inalterada.

Pues bien, en aquella entrevista Christophe Desjardins nos anunciaba ya el inminente lanzamiento de un doble compacto del sello æon en el cual realizaría un repaso por algunos de los hitos fundamentales que, en su opinión, han marcado la evolución de su instrumento. Es precisamente de ese lanzamiento discográfico del que damos cuenta hoy en las páginas de nuestro diario; una edición marcada por la alta calidad a todos los niveles: compositores recogidos, obras, interpretación, grabación y presentación.


Desjardins divide su propuesta en dos partes. La primera es ‘Alto’, y en ella realiza ese recorrido antes mencionado, partiendo de la Sonata para viola opus 25, nº 1 (1922) de Paul Hindemith (1895-1963), en su calidad de viola y compositor, uno de los primeros grandes valedores de este instrumento en el siglo XX, como sus cuatro sonatas para viola dan fe. La versión de Desjardins se mantiene, como el resto de las interpretaciones de estos compactos, entre lo sobresaliente y lo excepcional. Su lectura es muy sobria, técnica y limpia en los dos primeros movimientos, sabiamente construidos en cuanto a estructura, mientras que en el tercero impresiona su desarrollo rítmico, con una modernidad reconcebida en la que Desjardins intuye ya asomos que mucho más tarde llegarían a su plenitud en las últimas obras de Ligeti. A ello contrapone un ‘Langsam’ final sombrío, austero, con un trabajo inmaculado de la polifonía a través de las dobles cuerdas y de los episodios melódicos.


La Sonata para viola (1955) de Bernd Alois Zimmermann (1918-1970) vuelve a poner al alemán en contacto con uno de los compositores al que más admiró durante toda su vida: Johann Sebastian Bach, del que en esta Sonata se cita su coral Gelobet seist du, Jesu Christ BWV 604. Obra de extrema atención al timbre, al color y al refinamiento técnico en cuanto a la producción sonora, Desjardins expone esta joya musical enfatizando sus texturas agudas, sus pasajes sul ponticello, los tejidos tonales que se afirman y desvanecen de forma por momentos casi imperceptible. Con un tratamiento musical muy marcado por Webern, la cita bachiana final supone revisitar los orígenes espirituales de la música germánica desde sus estadios más desarrollados, en la inmediata posguerra.


De la impresionante Sequenza VI (1967) de Luciano Berio (1925-2003) ya había grabado el propio Desjardins una magnífica versión para la Deutsche Grammophon (457 038-2) en el año 1998. Pues bien, la que ahora nos brinda æon es incluso superior a aquélla, ejecutada con una velocidad, vehemencia y rotundidad en la métrica que asustan. La capacidad técnica del francés alcanza aquí una de sus cúspides interpretativas, no sólo por los vibrantes pasajes iniciales, sino por el marcado contraste que expone en los compases finales de la obra, que desgrana con gran sabiduría y calma. La toma sonora ayuda, y mucho, siendo la más impresionante que haya escuchado para esta pieza. Quizás por ello la situaría como la versión de referencia, incluso por encima de Garth Knox, que en su lectura de 1995 para Mode (161/3) se muestra más ‘Arditti’; esto es, más metálico y aristado en su sonido; mientras que Desjardins despliega un Berio más mediterráneo, menos abrupto y más fluido.


El inclasificable Prologue (1976) de Gérard Grisey (1946-1998), primera parte del monumental ciclo Les espaces acoustiques (1974-85), es todo un tour de force para viola entre lo técnico y lo expresivo, al borde del delirio, de lo alucinatorio. Desjardins lo concibe casi como un camino hacia el infierno, como un descenso a través de un cuadro del Bosco, con su suerte de movimiento perpetuo, de ostinato constantemente renovado en sus soluciones a partir de esa melodía de cinco notas expuestas en un arpeggio prácticamente roto. La sucesión de oleadas del Prologue va aportando vías de desarrollo de una variedad increíble, gracias al concienzudo trabajo armónico típico de los espectralistas, y a la disposición adyacente de toda una batería de instrumentos utilizados como fuentes de resonancia: piano, ondas Martenot, percusión... Ello es tratado en esta versión de forma electrónica, con resultados fascinantes y soluciones acústicas tan inéditas como desconcertantes que marcan uno de los puntos álgidos del disco, y una de las versiones señeras de la obra junto a Knox en Kairos (0012422KAI).


El siguiente compositor abordado por Desjardins es el portugués Emmanuel Nunes (Lisboa, 1941), del cual el viola francés ya había grabado un excepcional monográfico, en mi opinión entre las cumbres interpretativas del catálogo discográfico del lisboeta (æon AECD 0756). En esta ocasión escuchamos Einspielung III (1982), una obra muy sobria, compacta y densa, en la cual el trabajo con las voces y su contrapunto nos remite a su herencia formal debida a la muy querida por Nunes Segunda Escuela de Viena, de entre cuyos compositores Anton Webern parece asomarse en su tramo final. Como siempre, la perfecta afinación de Desjardins, su musicalidad y la capacidad para apuntalar las estructuras musicales en un recorrido tan largo como Einspielung III, hacen de él un intérprete idóneo para Nunes.


Cierra el primer compacto la brevísima Figment IV (2007), del venerable decano de los compositores Elliott Carter (New York, 1908), que curiosamente firma la obra más reciente del disco, y la única escrita en el siglo XXI. Se trata de una obra sobria y de un lenguaje muy depurado, que porta ecos de otros tiempos, que han sido (todos ellos, y como sumatorio) los del propio Carter, un artesano de la música que ha trascendido a décadas, corrientes, escuelas y estilos con una impronta personal que encuentra en Desjardins a un magnífico traductor.

El segundo compacto, ‘Multiples’, trabaja de forma exquisita el montaje de diversas voces pregrabadas, ofreciendo versiones en las que Desjardins se multiplica en varias violas electrónicamente superpuestas para ampliar los horizontes del instrumento. Una de las adaptaciones para violas que podemos escuchar en este compacto es Messagesquisse (1976), de Pierre Boulez (Montbrison, 1925), que adquiere de este modo una tesitura más aguda, y en manos de Desjardins una perfección técnica encomiable, repleta de matices, al contar con tan extraordinario solista grabado y superpuesto en todas las voces de la obra.


La composición más extensa del compacto es la Canzona nuova, del alemán Wolfgang Rihm (Karlsruhe, 1952), elaborada a partir de su Canzona de 1982, en esta ocasión para cuatro violas. Se trata de una música ‘dionisíaca’, que según el propio Rihm pretende investigar los modos de articulación de la viola, así como los colores y timbres de este instrumento; en cuya voz desarrolla esa suerte de nuevo romanticismo que tantas veces aflora en las piezas del alemán.

Original para trompeta, en Ricercare una melodia (1984), del británico Jonathan Harvey (Sutton Coldfield, 1939), Desjardins juega con un canon en cinco partes obtenido a través de la electrónica, en el que constantemente se juega con el color de la viola vía transposición tonal; en un proceso que trata de desarrollar motivos melódicos que van resultando quebrados.


De Ivan Fedele (Lecce, 1953) escuchamos Elettra (1999), una pieza que apuesta por la complejidad sonora tanto en la viola acústica como en su relación con una perturbadora electrónica en vivo que explota los gestos técnicos de la misma: glissandi, sul tasto, pizzicati, etc., además de la filiación estilística de este instrumento a diversos momentos históricos, con lo cual en sí supone una suerte de síntesis y perfecto cierre para este magnífico viaje a través de la historia de la viola, situados de lleno en un tumulto sonoro de corte futurista que borda con excelso virtuosismo Desjardins.


Junto a estas transcripciones y partituras originales para viola, nos encontramos con una serie de piezas adaptadas para este instrumento provenientes de diversas etapas históricas de la música, como el Ricercare 1, de Domenico Gabrieli. Producto de la recomposición son Tant Plus Ayme (2003), de Gilles Binchois, tratada por Georg Kröll; Malor me bat, de Johannes Ockeghem, en el arreglo de Bruno Maderna; y el Madrigale X (Quinto Libro), de Carlo Gesualdo, en una actualización para violas a cargo del propio Christophe Desjardins. Todas estas versiones e interpretaciones destilan una gran belleza, aunque uno eche en falta la impronta histórica que confiere el bellísimo sonido de la viola d’amore.


Todo un viaje por la historia de la viola, así pues, alquitarado en apenas 146 minutos; toda una biblioteca sobre la interpretación de este instrumento resumida en 14 capítulos ejemplares. Quizás echemos algunos episodios de menos, como las The Viola in my Life, de Feldman; si bien parece haber optado æon por no repetir piezas que el propio Desjardins ya había grabado previamente en algunos de sus anteriores y extraordinarios registros para el sello francés.


Las tomas sonoras son absolutamente prodigiosas, encabezando en lo técnico las versiones que hasta ahora disponíamos para estas piezas. A ello añadimos la cuidadísima presentación que acostumbra æon y unos amplios textos muy informativos a cargo del propio Christophe Desjardins, en los que desglosa el sentido de este ambicioso programa. Soberbio, sin paliativos.
 

 

Caramba !

L'album Alto/Multiples a été récompensé

par 5 Diapasons

 

Une interview à lire dans Mundoclasico.com le magazine espagnol de la musique

1ère partie

2ème partie

Où l'on ne parle que de magie ....

 

 

10 janvier 2010
   
Sélection CD

Christophe Desjardins




Alto/Multiples

Près de deux heures et demie d'alto et pas une seconde de lassitude à l'écoute du somptueux récital enregistré par Christophe Desjardins ! Référencé (par son titre qui renvoie à Eclats/Multiples de Pierre Boulez), mais nullement dogmatique (programme de quatorze pièces au langage renouvelé), cet album est réparti sur deux CD. Le premier rassemble des solos (de Paul Hindemith à Elliott Carter) qui ont balisé le XXe siècle. Le second réunit des oeuvres qui font écho au passé et nécessitent le recours à plus d'un alto.

Le procédé du re-recording permet à Christophe Desjardins de maîtriser les exigences d'un trio (Ockhegem-Maderna), d'un quatuor (Rihm) et même d'un septuor (Messagesquisse de Boulez) avec une telle qualité expressive qu'on oubliera la technique pour ne parler que de magie.

Pierre Gervasoni

 

© Le Monde

 

"Le nouveau récital de l’altiste Christophe Desjardins est constamment une joie."

 

"Permettant ainsi l’épanouissement d’un magnifique alto dans tous ses états, ce double récital est une parfaite réussite."

 

lire la suite sur Concertonet

Le nouveau CD Alto/Multiples est sorti !!!!!!!!!

 

Vous le trouverez dans les bacs le 21 janvier

 

ou commandez-le sur FNAC.COM

 

 

 

Le concert du 10 décembre à la Péniche Opéra

 

Lire la chronique de Michèle Tosi dans Resmusica

 

 

Interview à lire sur Resmusica

 

Diaposon d'or pour le CD Kairos Manoury avec Partita I, pour alto et électronique

 

Lire l'article

 

et à lire aussi sur Mondo Clasico (en espagnol) "Amour à la première écoute !!!"

par Paco Yanez

Réédition :

 

CD Philippe Boesmans

 

Cyprès

 

Surfing, pour alto et 15 instrumentistes

 

 

**** Classica

 

"...on retrouve la même jubilation sonore avec Surfing pour alto et ensemble qui termine ce disque enchanteur"

 

Rodolphe Bruneau-Boulnier,

Classica Avril 2009

 

 

Il y a quelque chose de ludique dans l’écriture de Philippe Boesmans. Le compositeur belge aime créer l’illusion, jouer les troubles fêtes, lancer des leurres musicaux, voire utiliser la difficulté technique pour créer un monde nouveau, une idée inédite. Ce surpassement implicite va souvent être mu par une volonté de démultiplier les ressources instrumentales à sa disposition comme si sa musique était un jeu de l’éclatement, une cure d’abondance, une volonté éruptive. Cette technique du surpassement, il va bien sûr l’appliquer à son instrument, le piano, mais aussi dans la relation entre un soliste et un ensemble comme ce sera le cas dans les effets de démultiplications de l’alto et des 15 instruments de l’ensemble qui l’accompagnent dans Surfing.

Portrait, à lire sur Webthea.com

Toutes les facettes de la vie d'altiste,

 

Par Michèle Tosi, Resmusica

 

A lire ici

Christophe Desjardins or the inventive interpreter

 

Un portrait à lire sur le site

 

Arte no Tempo

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